Influenceuse française quitte Dubaï et abandonne son chien à cause de la guerre

À cause des tensions et du conflit actuel au Moyen-Orient, une influenceuse française expatriée à Dubaï a décidé de quitter temporairement les Émirats Arabes Unis pour l’Île Maurice, laissant derrière elle son chien, un golden retriever, sous la garde d’une nounou et d’autres animaux. Cette décision a déclenché une polémique importante sur les réseaux sociaux ainsi qu’une réaction ferme des associations de protection animale.

Le départ de Dubaï dans un contexte de guerre

Installée depuis plusieurs années à Dubaï, dans les Émirats Arabes Unis, l’influenceuse française, suivie par près de 4 millions d’abonnés, partage régulièrement son quotidien, y compris des moments avec sa chienne Maya. Face à l’intensification des hostilités dans la région, elle a choisi de rejoindre l’Île Maurice, un lieu qu’elle considère plus sûr. Cependant, elle n’a pas pu emmener son chien avec elle, évoquant les nombreuses contraintes administratives liées au transport animalier dans ce contexte tendu.

Sur ses réseaux sociaux, elle a expliqué : « Vous vous doutez bien que déjà, de base, pour faire voyager Maya, c’est très compliqué, il y a beaucoup de démarches administratives… On n’a pas pu la prendre avec nous mais elle va très bien. Elle est restée avec Nala, la chienne de nos amis et les ‘nannies’ qui s’occupent de les sortir. » Cette justification n’a toutefois pas apaisé les critiques.

Une polémique forte et des réactions associatives

La décision d’abandonner son animal dans une situation d’urgence a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, certains accusant l’influenceuse d’abandonner son chien sans souci. L’association française La Ligue des Animaux a exprimé son indignation, dénonçant ce qu’elle considère comme un comportement scandaleux face à une crise majeure. Son président a indiqué envisager sérieusement de porter plainte contre l’influenceuse, soulignant la gravité du geste.

« C’est assez scandaleux ce que l’influenceuse a fait, à savoir laisser son animal choir là-bas et partir, tout ça car elle avait un peu de formalités à faire… », a déclaré Gilles-William Golnadel, avocat et président de La Ligue des Animaux, notant combien une telle décision pose un problème moral et juridique.

Au-delà de cette affaire spécifique, les associations de protection animale aux Émirats signalent une récente augmentation importante des abandons d’animaux depuis le début du conflit. L’association locale K9 Friends a rapporté être débordée par le nombre d’appels concernant des chiens laissés sur place par leurs propriétaires fuyant la zone.

Des enjeux réglementaires compliquent les déplacements d’animaux

Les difficultés pour emmener un animal de compagnie en Europe ou ailleurs trouvent en partie leur origine dans les exigences sanitaires strictes. Pour qu’un animal puisse entrer dans l’Union européenne, il doit notamment présenter un titrage des anticorps antirabiques réalisé au minimum trente jours après la vaccination et trois mois avant l’arrivée. Ces délais sont impossibles à respecter en cas de départ précipité provoqué par une guerre.

En réaction, plusieurs associations, dont la française Argos42, demandent la mise en place rapide de dispositifs dérogatoires permettant le déplacement d’animaux de compagnie au sein des flux migratoires liés aux conflits, afin d’éviter ces abandons dramatiques et faciliter la prise en charge des animaux.

Contexte et conséquences plus larges

La polémique autour de ce cas s’inscrit dans un phénomène plus vaste lié à la guerre au Moyen-Orient, qui provoque des déplacements humains mais aussi une crise pour les animaux de compagnie laissés derrière. De nombreux propriétaires se retrouvent dans l’impossibilité d’emmener leurs animaux lors de leur fuite, souvent pour des raisons financières, logistiques ou administratives.

Ce phénomène pose des interrogations éthiques et humanitaires, renforçant la nécessité pour les autorités locales et internationales d’adapter leurs réglementations en situation de crise. Des experts en protection animale appellent également à une sensibilisation accrue des voyageurs et expatriés sur les obligations et solutions possibles pour le bien-être animal dans ces moments de tension.

« Il faut mettre en place des mécanismes d’urgence pour préserver le lien entre les personnes et leurs animaux, qui sont souvent un soutien essentiel en période de stress extrême », explique Claire Dubois, vétérinaire et spécialiste en comportement animalier.

En attendant, des milliers d’animaux restent à la charge d’associations ou de particuliers, dans des conditions souvent précaires, tandis que certains cas, comme celui de cette influenceuse, continuent d’alimenter le débat public sur les responsabilités des maîtres en contexte de crise.

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