Quatre nouvelles personnes arrêtées fin juin dernier dans le cadre du meurtre de Mehdi Kessaci, survenu à Marseille en novembre 2025, ont été officiellement mises en examen et placées en détention provisoire, a annoncé ce mardi le Parquet national anticriminalité organisée (PNACO). Cette procédure porte désormais à onze le nombre de suspects présumés impliqués dans cette affaire très suivie.
Détail des poursuites et procédures en cours
Les quatre individus, trois hommes et une femme, ont été déférés devant les magistrats instructeurs suite à leur interpellation le 30 juin 2026. Âgés de 20 à 25 ans, ils sont mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation, notamment « meurtre et tentative de meurtre en bande organisée », « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime », ainsi que des infractions liées à la détention et au transport illégal d’armes. Ils sont également poursuivis pour « recel en bande organisée de biens provenant d’un vol commis en bande organisée ».
Placement en détention provisoire
Après leur mise en examen, les quatre suspects ont été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du PNACO. Il est à noter que trois d’entre eux étaient déjà incarcérés pour d’autres faits au moment de leur arrestation, ce qui témoigne de leur profil judiciaire chargé et du caractère organisé du groupe.
Contexte et implications de l’enquête
Ce nouveau volet de l’affaire intervient après l’arrestation de sept autres personnes interpellées entre mars et mai 2026. Six d’entre elles avaient été arrêtées le 23 mars par l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) et la Direction zonale de la police nationale Sud (DZPN Sud), la dernière ayant été arrêtée le 18 mai. Tous ces individus sont également mis en examen et sont soupçonnés de liens avec l’assassinat.
Un meurtre à l’origine d’une onde de choc
Le 13 novembre 2025, Mehdi Kessaci était abattu par plusieurs balles dans la cité phocéenne. Son frère, Amine Kessaci, est reconnu comme une figure majeure dans la lutte contre le narcotrafic à Marseille, ce qui donne un éclairage particulier à ce crime violent et aux suites judiciaires qui s’en suivent.
« Cette affaire illustre les graves tensions qui subsistent autour des réseaux de narcotrafic dans la région, et la volonté des autorités de démanteler les structures criminelles liées à ce milieu », analyse Sophie Durand, chercheuse en criminologie spécialisée dans les phénomènes urbains.
Les forces de l’ordre mobilisées
Depuis le début de l’enquête, les différentes unités de la police judiciaire, notamment l’OCLCO et la DZPN Sud, ont été pleinement mobilisées pour élucider les circonstances du meurtre et identifier tous les acteurs impliqués. Ces dernières interpellations montrent la progression de l’instruction mais aussi la complexité du dossier, qui implique plusieurs protagonistes agissant en réseau organisé.
« Chaque mise en examen et placement en détention est une étape importante pour freiner l’emprise des réseaux criminels dans cette zone sensible », confirme le procureur du PNACO dans un communiqué officiel.
Perspectives pour la procédure judiciaire
Avec onze mises en examen à ce jour, l’enquête reste ouverte et complexe. Les magistrats instructeurs poursuivent leurs investigations pour reconstituer précisément le déroulement des faits et déterminer les rôles respectifs des individus impliqués. La nature organisée des infractions implique souvent une procédure longue, visant à faire la lumière sur l’ensemble des ramifications criminelles.
Ce dossier illustre les difficultés rencontrées par la justice dans la lutte contre la criminalité organisée à Marseille, une ville où les enjeux liés au narcotrafic restent un défi majeur pour les autorités.
