Ce samedi, le combattant français de MMA Axel Sola participera à son deuxième combat dans l’organisation prestigieuse de l’UFC, à l’occasion de l’UFC London. Après sa récente victoire à Paris en septembre dernier, il se mesure cette fois à l’expérimenté Mason Jones, ancien champion du Cage Warriors. Sola a accepté de se confier sur sa préparation, ses ambitions et son rapport à ce sport exigeant.
Un retour attendu sur le devant de la scène
Axel Sola a dû patienter depuis son dernier combat en raison d’une blessure qui l’a contraint à mettre sa carrière temporarement en pause. Il explique combien il ressent une profonde reconnaissance à l’approche de ce nouvel affrontement, illustrant sa passion pour le MMA : « Je me sens reconnaissant de cette opportunité d’avoir Mason Jones en face de moi samedi et surtout de faire ce que j’aime, donc du MMA. Je savoure le processus dans toutes ces étapes. »
Le défi Mason Jones
Mason Jones, adversaire du Français, est un vétéran de l’organisation depuis 2021 et dispose d’une solide expérience pour son âge, ayant été champion dans une autre grande organisation européenne, le Cage Warriors. L’ancien champion s’est montré élogieux envers Axel Sola, une reconnaissance que le Français prend comme une motivation supplémentaire : « Je suis flatté et je serai à la hauteur de ces éloges samedi soir… »
Gestion du poids et ambitions de carrière
Actuellement engagé dans la catégorie lightweight, soit 70 kg, Axel Sola souhaite à terme envisager une évolution vers la catégorie supérieure, celle des welterweights. Il souligne la difficulté majeure que représente la diète imposée avant les combats, un facteur limitant selon lui ses capacités d’entraînement : « L’un des facteurs les plus limitants de ma progression avant mes combats, c’est la diète qui me fait avoir moins d’énergie. Conséquence, je travaille moins sur le tatami. Je ne me vois pas faire ce processus tout le long. »
De plus, il anticipe une prise de masse musculaire bénéfique pour sa santé à long terme et sa longévité dans ce sport exigeant : « Après le MMA, j’aimerais prendre de la masse, parce que pour ma santé, c’est déterminant. Pourquoi pas faire un saut chez les 77 kg plus tard dans ma carrière ? Pour l’instant, je pense que là où je suis le plus compétitif, c’est à 70 kg. »
Optimiser l’entraînement
Il insiste aussi sur la nécessité de mieux gérer les fluctuations de poids afin de ménager son énergie pour l’entraînement et non la perte de poids : « L’enjeu pour moi c’est de réussir à jouer avec les leviers physiologiques du corps humain pour me permettre de stabiliser mon poids plus bas, pour me permettre de moins dépenser d’énergie dans la perte de poids et plus dans l’entraînement. »
Préparation au Daghestan et aspect mental
Axel Sola a choisi de réaliser une partie de sa préparation au Daghestan, région connue pour sa tradition martiale et l’entraînement intensif des meilleurs combattants de MMA et de lutte. Il apprécie tant l’aspect sportif que mental de cette immersion loin de son environnement habituel : « Ça permet de te mettre dans ta bulle et de parfaitement te préparer avant un combat. On se concentre plus sur l’essentiel. Quand on est chez soi, on a davantage de distractions entre les amis, la famille et tout simplement notre confort de vie. »
Il exprime son souhait d’y retourner au moins une fois, voire deux, avant la fin de l’année pour renforcer sa préparation dans ce contexte rigoureux.
Les routines pour garder l’équilibre
Durant ses semaines de préparation, Axel Sola pratique plusieurs activités pour apaiser son esprit et éviter le surmenage mental. Il joue au piano sur un instrument portable, lit et médite profondément, surtout dans la semaine précédant le combat : « Le jour du combat en général, je passe beaucoup de temps à respirer. »
L’importance de son équipe pour gérer l’image
Axel Sola insiste sur la nécessité de déléguer la gestion des réseaux sociaux et de la communication à des professionnels. Cette organisation lui permet de se concentrer pleinement sur son entraînement et la nutrition sans distraction : « À l’UFC, il faut exagérer son personnage, mais je n’ai pas envie de m’occuper de toutes ces choses importantes pour un combattant mais qui ne sont pas ma priorité. »
Le moment décisif dans l’octogone
Le moment où le loquet de la porte de l’octogone se referme est pour Axel Sola une source d’adrénaline et de sérénité mêlées. Il décrit cette étape comme la meilleure partie du processus du combat, bien avant la victoire elle-même :
« Tu sens l’adrénaline monter et de la hâte, parce que le plus inconfort pour un combattant, c’est l’échauffement, le walk out, l’attente avant le début du combat. Et très vite, c’est oublié en commençant le combat. C’est ce moment-là qui fait que l’on décide de faire ce sport et qu’on s’engage dans toutes les contraintes qui peuvent y avoir autour de ce métier. »
Objectifs pour 2026
Pour l’année en cours, Axel Sola souhaite multiplier les combats, offrir de belles performances et gravir rapidement les échelons au sein de l’UFC. Son ambition est claire : s’imposer comme un combattant compétitif dans l’organisation majeure du MMA mondial.
Avec un mélange d’humilité, de détermination et une préparation rigoureuse, ce prochain combat face à Mason Jones constitue une étape importante dans la carrière de ce jeune espoir français des sports de combat.


