Owen L., identifié comme le principal suspect dans l’affaire du meurtre de Louise, une collégienne de 11 ans assassinée en février 2025 à Épinay-sur-Orge (Essonne), a été mis en examen pour le viol de deux autres mineures survenus avant ce crime, a confirmé le parquet d’Evry. Ces informations révèlent un profil inquiétant pour cet homme de 24 ans, mis en cause dans plusieurs dossiers délicats liés à des violences sexuelles.
Une mise en examen pour viols sur mineures
Selon les déclarations du procureur Grégoire Dulin, Owen L. avait été placé en garde à vue en mai 2025 dans le cadre d’une enquête distincte sur des viols supposés commis sur deux adolescentes âgées de 15 et 16 ans. Ces agressions auraient eu lieu en 2021 et 2023, lorsque le suspect était âgé respectivement de 19 puis 21 ans. Les victimes auraient été contactées via les réseaux sociaux, une méthode qui avait conduit les enquêteurs jusqu’à lui.
Contestant les faits reprochés, Owen L. a tout de même été mis en examen et placé en détention provisoire le 14 mai 2025 pour ces nouvelles accusations. Cette mise en examen s’ajoute à son incarcération pour le meurtre de Louise, 11 ans, perpétré en février 2025.
Les circonstances tragiques du meurtre de Louise
Le 7 février 2025, la mère de Louise signalait sa disparition au commissariat de Savigny-sur-Orge à 15h56. La jeune fille, qui avait quitté son établissement scolaire à 13h30 ce jour-là, ne rentrait pas chez elle. Les autorités ont alors examiné les images de vidéosurveillance de la ville, où l’on pouvait apercevoir un individu d’environ 20 à 25 ans semblant suivre Louise. Cette piste a mené à une mobilisation policière intense.
Quelques heures plus tard, vers 1h50 du matin, les forces de l’ordre retrouvaient le corps sans vie de Louise près d’un bois de la commune. L’autopsie réalisée le lendemain a révélé l’absence de violences sexuelles mais a mis en lumière des blessures multiples, profondes et portées par un objet tranchant sur plusieurs zones vitales, témoignant d’une extrême violence.
La reconnaissance du suspect
Le dimanche 9 février, les enquêteurs ont contacté Owen L., habitant d’Épinay-sur-Orge, près du bois des Templiers, qui présentait des coupures sur les mains. Le lendemain, un témoin familier du suspect a reconnu l’homme sur les images de vidéosurveillance. Suite à son interpellation le lundi 10 février à 20h, Owen L. a reconnu les faits lors de sa garde à vue.
Un profil aux actes violents et inquiétants
Le procureur Grégoire Dulin évoque un individu présentant un comportement dangereux, notamment à travers les agressions sexuelles sur les deux adolescentes. Les faits concernés s’étalent sur plusieurs années et s’inscrivent dans un contexte de relations entretenues sur les réseaux sociaux, un mode d’approche fréquent dans les affaires de ce type.
« La nature des blessures infligées à Louise illustre une violence exceptionnelle, révélant un profil très préoccupant », a déclaré le magistrat.
Cette mise en examen supplémentaire risque de renforcer la gravité des charges contre Owen L., alors que son dossier lié au meurtre de Louise mobilise déjà une partie importante des enquêteurs. Au-delà de la procédure judiciaire, ces révélations soulèvent des questions sur la prévention des violences sexuelles envers les mineurs et l’usage des réseaux sociaux comme vecteur de ces crimes.
La procédure judiciaire en cours
Owen L. reste incarcéré dans l’attente d’un procès qui devrait très probablement intégrer les nouvelles charges de viols sur mineures. Le parquet d’Evry continue de superviser les enquêtes afin de déterminer précisément les circonstances et l’étendue des faits reprochés. Cette affaire, qui avait déjà marqué les esprits par la brutalité du meurtre de Louise, prend désormais une dimension plus large avec cette mise en examen pour crimes sexuels.
La justice met ainsi en lumière un cas complexe mêlant violences meurtrières et délits graves à l’encontre des jeunes générations, suscitant une profonde réflexion sur la protection des enfants et adolescents dans des environnements à risque.
