La première étape du Tour de France Femmes 2026, disputée samedi à Lausanne, a été remportée au sprint par la Néerlandaise Lorena Wiebes de l’équipe SD Worx. Cette victoire lui permet d’endosser le maillot jaune dès le début de la course. La journée, marquée par une succession d’échappées et une montée finale difficile, a offert un spectacle intense entre favorites et sprinteuses de haut niveau.
Victoire au sprint au sommet de la côte Saint-François
Sur un parcours exigeant, la dernière difficulté majeure s’établissait sur la côte Saint-François, à proximité de l’arrivée. Lorena Wiebes a su profiter de ses qualités de sprinteuse pour s’imposer face à la Mauricienne Kim Le Court et à la Néerlandaise Demi Vollering, respectivement deuxième et troisième, dans un sprint très disputé.
Avec cette quatorzième victoire de la saison, Wiebes conforte sa réputation de l’une des meilleures sprinteuses de la planète et totalise désormais 132 succès en carrière, dont six étapes du Tour de France Femmes. Elle a reconnu la difficulté du finish : « C’était un sprint long, un effort terrible. Je me suis accrochée dans les pourcentages les plus forts de la côte finale à environ 1 500 mètres de l’arrivée. Puis, au dernier kilomètre, je me suis dit que les puncheuses ne pourraient plus me lâcher ».
Classement général et enjeux pour la suite
Au-delà de la victoire d’étape, cette première journée a permis à Demi Vollering, grande favorite de la course et actuelle championne, de marquer quatre secondes de bonification en terminant troisième, un avantage important dans la perspective du classement final espéré à Nice dans neuf jours.
Parmi les prétendantes au podium général, plusieurs concurrentes de renom ont réalisé une entrée en matière prudente mais solide. La Française Pauline Ferrand-Prévot a franchi la ligne à la huitième place dans le même temps que la gagnante, tout comme Kasia Niewiadoma, lauréate de l’édition précédente, qui termine neuvième. De leur côté, l’Espagnole Paula Blasi et la Néerlandaise Anna van der Breggen ont concédé huit secondes sur Wiebes, marquant un léger retard à rattraper lors des prochaines étapes.
Une étape animée par une échappée de quatre coureuses
Cette première étape a été rythmée par une échappée précoce composée de Nikola Noskova (République tchèque), Idoia Eraso (Espagne), Maud Rijnbeek (Pays-Bas) et Océane Mahé (France). Ce quatuor a réussi à creuser un avantage allant jusqu’à six minutes à environ 75 kilomètres de l’arrivée, forçant le peloton à s’organiser pour contrôler l’écart.
A la faveur d’un final nerveux, ces coureuses ont été reprises avant la côte Saint-François, permettant aux favorites et sprinteuses de se préparer au sprint décisif dans les derniers mètres. Cette phase a illustré la combativité des équipes et leur gestion tactique pour ne pas laisser filer la victoire.
Perspective sur la deuxième étape, très exigeante
Ce dimanche, le peloton s’élancera d’Aigle, siège de l’Union cycliste internationale, pour une deuxième étape annoncée plus ardue. Son profil comporte cinq côtes dans la première moitié du parcours, ce qui pourrait décourager les sprinteuses les moins résistantes.
Le dernier obstacle significatif est placé à 47 kilomètres de l’arrivée, sur les quais du Mont-Blanc à Genève. Cette configuration laisse envisager une probable arrivée au sprint, offrant une seconde opportunité aux spécialistes du peloton rapide.
« Cette première étape a confirmé l’excellente forme de Wiebes, capable de briller dans un final accidenté, ce qui augure une compétition très disputée pour la suite. » commente Marc Dupont, consultant en cyclisme.
La cinquième édition du Tour de France Femmes s’annonce donc passionnante, avec un équilibre précaire entre les sprinteuses et les puncheuses, chacune tentant de tirer son épingle du jeu au fil des kilomètres dans cette grande boucle féminine toujours plus spectaculaire et exigeante.


