Mel Gibson a levé le voile sur une première image de « La Résurrection du Christ », la suite très attendue de son film culte « La Passion du Christ » sorti il y a plus de vingt ans. Ce nouveau projet d’envergure, tourné principalement en Italie, promet une relecture ambitieuse et profonde de l’histoire chrétienne, avec une sortie échelonnée sur deux ans, en 2027 et 2028.
Un tournage italien étendu pour une suite en deux volets
Le tournage principal de « La Résurrection du Christ » a duré 134 jours, répartis dans plusieurs sites en Italie, notamment à Rome, Bari, Ginosa, Craco, Brindisi et Matera. Le studio Lionsgate, en collaboration avec Mel Gibson et Bruce Davey via leur société Icon Productions, a confirmé la fin de cette phase de production intensive. Le réalisateur, souvent controversé pour ses propos passés, revient ainsi avec une œuvre portée par une ambition artistique et narrative manifeste.
Cette suite s’inscrit dans une suite en deux parties au sein de laquelle Mel Gibson explore la phase suivant la crucifixion de Jésus. La sortie, initialement programmée en mars 2027 et mai 2027, a été décalée. Désormais, la première partie sortira le 6 mai 2027, tandis que la deuxième est prévue pour le 25 mai 2028, deux dates choisies en raison de leur coïncidence avec la fête chrétienne de l’Ascension.
Une ambition artistique saluée par Lionsgate
« Mel est un véritable visionnaire, doté d’un sens artistique aigu de l’échelle et d’un instinct de conteur hors pair pour la vérité émotionnelle. Chaque image du tournage est comme un chef-d’œuvre qui prend vie. » — Adam Fogelson, président de Lionsgate Motion Picture Group
Adam Fogelson a honoré Mel Gibson pour sa capacité à conjuguer spectacle épique et profondeur émotionnelle, soulignant l’ampleur de la production et l’attente mondiale qui entoure ce projet depuis plus de vingt ans. Selon lui, cette œuvre dépasse le simple cadre cinématographique pour devenir un événement culturel majeur.
Un casting renouvelé et un récit hallucinant
Pour ce nouveau chapitre, l’acteur finlandais Jaakko Ohtonen reprend le rôle de Jésus, succédant à Jim Caviezel, la figure emblématique du premier film. Il sera entouré de Mariela Garriga dans le rôle de Marie-Madeleine, ainsi que de Pier Luigi Pasino (Pierre), Kasia Smutniak (Marie), Riccardo Scamarcio (Ponce Pilate) et Rupert Everett (Abraham).
Mel Gibson, qui a co-écrit le scénario avec Randall Wallace, présente ce diptyque comme une expérience singulière : « Je n’avais jamais rien lu de tel », a-t-il déclaré. Il décrit le projet comme une mission personnelle portée depuis près de vingt-cinq ans, qui vise à raconter selon lui « l’histoire la plus importante de l’humanité ».
« Ce film représente une part importante de mon travail et a exigé de moi un engagement total, tant comme cinéaste que comme artiste. Ensemble, nous avons créé une œuvre puissante. » — Mel Gibson
Contexte et attentes autour d’un projet controversé
La première œuvre de Gibson, « La Passion du Christ », avait suscité un important débat lors de sa sortie en 2004, mêlant admiration et controverses notamment liées à des accusations d’antisémitisme. Ce nouveau volet intervient dans un contexte où le réalisateur cherche à renouer avec un public conservateur tout en explorant des questions spirituelles et artistiques majeures.
Le choix de prolonger cette histoire en deux films témoigne de la volonté de proposer un récit complet, abordant la résurrection et ses conséquences, aspects peu développés dans la première œuvre. Le décalage des dates de sortie indique également la prise en compte de la logistique liée à la postproduction d’un projet de cette ampleur.
La perspective d’un spectacle mêlant dimension épique et quête de vérité émotionnelle suscite un intérêt soutenu au sein du milieu cinématographique. Un expert en cinéma religieux note : « Ce projet permet à Mel Gibson de revisiter un genre qu’il a profondément marqué, tout en renouvelant complètement l’approche narrative et visuelle. Les attentes sont donc très élevées. »
Un retour attendu après vingt ans d’absence
Avec « La Résurrection du Christ », Mel Gibson souhaite offrir une conclusion à son œuvre majeure qui a marqué le cinéma indépendant. Le film détenait jusqu’à présent le record du plus grand succès commercial dans ce secteur, avec plus de 620 millions de dollars de recettes mondiales.
Ce nouveau diptyque est ainsi l’aboutissement d’un engagement artistique et spirituel de longue haleine, témoignant de l’ambition constante du réalisateur de traiter les grands thèmes de la foi et de la condition humaine à travers le prisme du cinéma. Le choix ambitieux d’une sortie à l’occasion de l’Ascension reflète également l’importance symbolique attachée à cette nouvelle phase du récit.
En attendant sa sortie, le film continue de susciter curiosité et débats, sur le plan cinématographique aussi bien que théologique. Le regard porté sur cette œuvre pourrait, selon les analystes, influencer durablement la façon dont les grandes figures religieuses sont représentées au cinéma dans les années à venir.


