Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 juillet 2026, un ferry transportant 116 personnes a fait naufrage au large des côtes du Guyana, en Amérique du Sud. Le bateau, parti de Georgetown à destination de Port Kaituma, a lancé un appel de détresse aux alentours de 23h00. À ce stade, les autorités ont confirmé que 53 passagers ont été sauvés, tandis que les opérations de secours sont toujours en cours.
Les circonstances du naufrage
Le ferry MV Barima avait quitté Georgetown en début d’après-midi, à 15h15, avec un total de 116 passagers à son bord, en plus de l’équipage. Selon Juan Edghill, ministre des Travaux publics du Guyana, le navire a émis un signal de détresse à 23h01, déclenchant immédiatement les opérations de recherche et de sauvetage.
La trajectoire classique du ferry devrait normalement rallier Port Kaituma, une localité située sur la côte ouest du pays. La cause exacte du naufrage n’a pas encore été confirmée, le gouvernement cherchant à comprendre si des conditions météorologiques difficiles, une défaillance technique ou une autre raison est à l’origine de cette catastrophe maritime.
Les efforts de secours et l’état des rescapés
Au moment où le Premier ministre Mark Phillips s’est exprimé, 53 personnes avaient été extraites des eaux. « Avec l’arrivée du jour, nous espérons que ce nombre continue de croître, » a-t-il déclaré, conscient de la nécessité cruciale de poursuivre les recherches.
Les autorités locales ont mobilisé à la fois des moyens publics et privés pour coordonner les opérations d’urgence, incluant des bateaux spécialisés et des équipes médicales prêtes à intervenir sur place. Un navire a notamment été dépêché pour prodiguer les premiers soins aux victimes une fois secourues.
Le MV Barima était équipé de 250 gilets de sauvetage, permettant ainsi à une partie des passagers de tenter de survivre en attendant l’arrivée des secours. Cependant, le nombre total de personnes encore portées disparues reste important, suscitant une inquiétude majeure.
Contexte et enjeux
Le transport fluvial joue un rôle vital au Guyana, souvent priorisé pour desservir des zones éloignées ou difficilement accessibles par la route, notamment dans la région isolée de Port Kaituma. Ce type d’incident rappelle les risques permanents encourus dans les liaisons maritimes et fluviales régionales, où les infrastructures et la sécurité ne sont pas toujours optimales.
Selon les responsables, l’événement est une tragédie majeure pour le pays. « Il est essentiel que nous améliorions nos mesures de sécurité à bord de ces bateaux », a souligné un expert local en transport maritime. « Chaque vie sauvée est une priorité dans ces circonstances, et les autorités doivent tirer les leçons de ce drame pour prévenir de futures catastrophes. »
Des précédents récents en Amérique du Sud
Des naufrages de ferries impliquant des dizaines de victimes sont malheureusement récurrents dans la région sud-américaine, où les contrôles de sécurité maritime restent parfois insuffisants. En 2024, un accident similaire aux Philippines avait fait une trentaine de morts, illustrant la fragilité des systèmes de transport non aérien dans certains pays en développement.
Au Guyana, ce tragique épisode devrait amener les autorités à renforcer leurs protocoles de sécurité et à améliorer la surveillance des embarcations commerciales. Le gouvernement a également annoncé qu’une enquête approfondie serait ouverte pour comprendre les causes précises de l’accident.
Réactions et perspectives
Le président du Guyana a exprimé ses condoléances aux familles des passagers et des membres d’équipage concernés. Il a promis de tout mettre en œuvre pour que les opérations de secours soient efficaces et pour soutenir les survivants et les proches des victimes.
« Nous sommes mobilisés sans relâche pour retrouver tous ceux qui sont portés disparus. Chaque rescapé retrouvé est un espoir, mais il faut aussi que la tragédie serve à mieux protéger nos citoyens », a déclaré un haut fonctionnaire du ministère des Transports.
Les secours se poursuivent avec une extrême prudence, les conditions en mer restant parfois difficiles. Les opérations pourraient durer plusieurs jours avant que la situation ne soit pleinement maîtrisée.
En attendant, la population et les autorités locales restent mobilisées dans cette épreuve, illustrant la solidarité nationale face à ce drame maritime majeur survenu dans les eaux du Guyana.
